Histoire du musée de la faïence

C’est dans un cadre rénové et agrandi que le Musée de la Faïence et des Beaux-arts accueille les visiteurs depuis 2013. Dans un écrin architectural restauré, allant du Moyen-âge jusqu’au XIXe siècle, le musée, qui a reçu le label « Musée de France » grâce à la richesse de ses collections offre un parcours dans 13 salles : on peut y découvrir la faïence de Nevers bien sûr, mais aussi les verres émaillés, autre spécialité de la ville. Plusieurs espaces sont aussi consacrés à la peinture nivernaise, la peinture du 20e siècle ainsi qu’aux arts décoratifs… À cela, il faut rajouter deux salles voutées consacrées aux expositions temporaires.

C’est en 1844 que commence l’histoire du musée, installé dans une salle de la bibliothèque municipale, sous l’impulsion du maire de Nevers Jean Desvaux. Les collections s’enrichissent peu à peu de dons de citoyens. En 1847, Jacques Gallois, collectionneur avisé, vend symboliquement sa collection à la ville et devient conservateur du premier musée jusqu’à sa mort en 1852. Cette acquisition constitue encore aujourd’hui un apport majeur pour le musée, puisqu’elle comprend des chefs d’œuvre comme la Vierge à la Pomme ou la plaque d’ivoire « l’adoration des mages ». En 1907, Frédéric Blandin, banquier et ancien manufacturier de faïence, offre à la Ville la somme nécessaire pour acheter le Palais épiscopal et y installer le musée. Ainsi, entre 1914 et 1919 ce nouveau musée reçoit toutes les collections sauf les objets archéologiques. Louis Mohler, architecte et aquarelliste, est chargé de leur gestion par le Ministre de l’Instruction Publique.

À sa mort en 1934, vingt-trois salles sont aménagées. Le musée s’est enrichi de plusieurs dons, legs et achats.. Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, l’établissement compte vingt-cinq salles. À la Libération, les bâtiments du musée accueillent les élèves du lycée détruit en 1944. Les collections restent dispersées sans lieu de présentation. Il faut attendre 1960 pour qu’un conservateur professionnel soit recruté et ce n’est que dans les années 1970, que l’abbaye Notre-Dame est choisie pour y installer le musée. Située au sein du quartier des faïenciers et à proximité de celui des émailleurs de verre, le lieu est idéal pour la mise en valeur du patrimoine artistique de la ville. Après plusieurs réaménagements modestes, le Musée de la Faïence agrandi et embelli rouvre ses portes en septembre 2013.